Eglise Saint Jean : Le
Baro’club
Une des spécificités du festival « la musique des cuivres » est d’organiser une académie baroque et une académie jazz. Ces universités de la musique permettent à des élèves d’approfondir leur technique musicale. Pas moins de 70 stagiaires animent la vie du Monastier pendant 8 jours.
Vendredi soir dans l’église St jean se tenait une séance du baroclub. Loin des ambiances explosives du jazzclub, le
baroclub est une scène dans laquelle les stagiaires de musique ancienne dévoile leur travail.
Ces concerts qui attirent un public de curieux et de connaisseurs permettent de (re)découvrir l’instrumentarium spécifique de cette époque : orgue positif, basse de viole, cornet à bouquin, trompette naturelle, sacqueboute, dulciane, serpents et les voix. Sur un répertoire consacrée à l’influence italienne dans la musique allemande les professeurs ont fait preuve de la pédagogie souvent nécessaire à l’écoute de ces œuvres.
Une belle parenthèse dans une journée de festivalier.
Off :
Kaktus Groove Band
Le public était nombreux pour ce concert déplacé à la buvette du chapiteau, la pluie étant à craindre. Le
Kaktus Groove Band a su faire oublier le froid et la grisaille, et fédérer un public très participatif, surtout à la fin.
Une partie du groupe a, beaucoup plus tard, apporté sa contribution à la jam session très festive qui a cloturé le Jazz Club.
Espace Laurent Eynac (chapiteau) :
Ibrahim Maalouf invite
Eric Truffaz
La soirée d’hier était placée sous le signe de l’Orient, avec l’un des plus grands trompettistes arabes,
Ibrahim Maalouf, qui invitait le non moins grand trompettiste
Eric Truffaz.
Ibrahim Maalouf commençait seul, dans un souffle puissant mais serein, un son lumineux qui irradiait la salle, dans un univers de jazz mêlé de musique traditionnelle arabe, devant un public envoûté et ému.
Ibrahim Maalouf invitait ensuite sur la scène
Eric Truffaz, l’un des rares trompettistes à l’avoir soutenu et aidé, en le faisant bénéficier de sa notoriété mondiale. Il était donc naturel de le convier au concert ce soir-là.
Et les deux trompettes, dans la fluidité de leur jeu, partaient en longues méditations nomades et sensuelles.
Ibrahim Maalouf, c’est aussi le contact avec le public, qu’il sollicite et interpelle souvent. Ainsi, l’auditoire était convié à quelques essais de chœur qu’Ibrahim Maalouf enregistrait sur scène, en vue peut-être, si le résultat était concluant, de les intégrer dans son prochain album. Une sorte de concours bon enfant lancé par
Ibrahim Maalouf auprès de tous ses publics. Et que le meilleur gagne !
Ibrahim Maalouf, est le fils de Nassim Maalouf, réputé pour avoir ajouté un piston à sa trompette pour jouer les quarts de ton propres aux makams orientaux. Ibrahim y apporte sa propre recherche de nouveaux sons. Son but n’est pas d’adapter du jazz sur la musique arabe ou inversement, mais simplement de jouer
toutes les musiques qui tournent dans sa tête ». Il mène ce travail de recherche également dans la musique traditionnelle arabe et le développement du répertoire oriental.
Une soirée d’émotion, de virtuosité, d’esthétisme et de plaisir à l’état pur.
SAMEDI
21h au chapiteau : 17 Hippies
La Ruda en acoustique

BaroClub